Historique des recherches

 

  • 1674 : le chanoine La Mure (Histoire universelle et ecclésiastique du païs de Forez, Lyon, 1674) signale l’origine antique des murs de St-Eugénie et y voit un temple de Cérès.

 Études et découvertes au XIXe siècle : c’est une période où des érudits locaux, férus d’archéologie, membres de la Société historique et archéologique du Forez (La Diana, née en 1852) s’intéressent aux vestiges de l’Antiquité.

  •  1824 : Moingt identifié comme "Aquis Segete" par un Allemand (Reichard - Orbis terrarum antiquus cum thesauro topographico, Nuremberg, 1824) sur la Table de Peutinger.

  • 1858 : découverte d’une borne leugaire

  • 1875 : le secrétaire de la Diana, Vincent Durand, confirme l’identification du site comme l'Aquis Segete de la table de Peutinger .

  • 1876 : le premier état des lieux des thermes est dressé par l´architecte J.-B. Dulac chargé des travaux de transformation des bâtiments en 1876, il note entre autres des murs de 15 m de hauteur.

  • De 1878 à 1888 : Thomas Rochigneux, bibliothécaire de La Diana, fouille des murs et recueille divers fragments : plaques, moulures, stucs, enduits peints, des ossements, des pièces de monnaie et même des inscriptions, il découvre aussi un aqueduc voûté.

  • 1882 : exploration sommaire du théâtre.

Notes et croquis de Thomas Rochigneux, 1888 – Archives de La Diana

 

 

Fouilles et analyses au XXe siècle réalisées par de nouveaux chercheurs, amateurs ou professionnels qui s’intéressent au site.

  • 1950 : fouilles de G. Brassard dans le clos Saint Julien

  • 1970 : synthèse de J. Renaud

  • 1976 : synthèse de J-P Grand

  • années 1980 : projet de mise en valeur des vestiges gallo-romains

  • 1981 : le théâtre est classé monument historique

  • 1990 : les Thermes sont classés «au titre des monuments historiques» (arrêté du 6 septembre)

  • 1991: une première évaluation archéologique est publiée dans La revue du centre de la France, tome 30

  • 1991-93 : sondages et opérations d’évaluation d’O. Blin, C.L Barrier, P. Thirion

  • 1992: sondages effectués 15 av Thermale par le GRAL

  • 2005 : sondages avant la réalisation d’un bassin d’orage au nord des thermes

  • 2007 : la fouille au nord du bâtiment des thermes (rapport de Th. Argant) révèle une activité artisanale

  • hiver 2009-2010 : fouilles préventives 6, rue Neuve sur 1000 m², découverte d’une rue et d’un îlot d’habitation (5 bâtiments) daté des 1er, IIe et début du IIIe siècles.

 Le rapport de Monique Le Nezet-Célestin, publié dans le bulletin du GRAL n°24, année 2014 et concernant la dernière fouille, confirme la datation du site : du Ier au IIIe siècle. Il rappelle aussi l’intérêt des vestiges monumentaux : un complexe thermal et cultuel remarquable par sa taille et son caractère unique dans le département, et même au-delà, ainsi qu’un théâtre auxquels s’ajoutent des locaux plus modestes servant à l’habitation et à l’artisanat. On y trouvera une histoire détaillée du site et des recherches.